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un centime à la

Le 8 octobre 2013, 09:37 dans Humeurs 1

Il faut être bien destitué de tout secours humain pour engager un objet d'aussi mince valeur qu'un anneau de mariage. Mais la duchesse n'avait pas un centime à la maison, et l'on ne vit pas sans argent, quoique la confiance soit le grand ressort du commerce de Paris. On se procure bien des choses sans les payer, lorsqu'on peut jeter sur le comptoir du marchand un beau nom et une adresse imposante. Vous pouvez meubler votre maison, remplir votre cave et monter votre garde-robe sans faire voir aux fournisseurs la couleur de vos écus. Mais il y a mille dépenses quotidiennes qui ne se font que la bourse à la main. Un habit se prend à crédit, mais le raccommodage se paye comptant. Il est quelquefois plus facile d'acheter une montre que d'acheter un chou. La duchesse avait chez quelques fournisseurs un restant de crédit qu'elle ménageait avec un soin religieux; mais quant à l'argent, elle ne savait où le prendre. Le duc de La Tour d'Embleuse ne possédait plus d'amis: il les avait dépensés comme le reste de sa fortune. Tel camarade de collège nous aime jusqu'à concurrence de mille francs; tel compagnon de plaisir est homme à nous prêter cent louis; tel voisin charitable représente une valeur de mille écus. Passé un certain chiffre, le prêteur est dégagé de tous les devoirs de l'amitié: il n'a rien à se reprocher; il a bien fait les choses; il ne vous doit plus rien; il a le droit de détourner les yeux lorsqu'il vous rencontre et de défendre sa porte quand vous entrez chez lui. Les amies de la duchesse s'étaient détachées d'elle l'une après l'autre. L'amitié des femmes est assurément plus chevaleresque que celle des hommes; mais dans l'un et l'autre sexe on n'a d'affection durable que pour ses égaux. On éprouve un plaisir délicat à gravir deux ou trois fois un escalier difficile et à s'asseoir en grande toilette auprès d'un grabat, mais il est peu d'âmes assez héroïques pour vivre familièrement avec le malheur d'autrui. Les plus chères amies de la pauvre femme, celles qui l'appelaient Marguerite, avaient senti leur coeur se refroidir dans cet appartement sans tapis et sans feu; elles n'y venaient plus. Lorsqu'on leur parlait de la duchesse, elles faisaient son éloge, elles la plaignaient sincèrement, elles disaient: «Nous nous aimons toujours, mais nous ne nous voyons presque jamais. C'est la faute de son mari!»

And I by grace delivered

Le 16 septembre 2013, 05:02 dans Humeurs 0

The power of sin no longer

Within my heart shall reign;

Faith must grow ever stronger

And carnal lust be slain;

For when I was baptized,


The bonds of sin were severed

And I by grace delivered

To live for Jesus Christ.

Would I accept the merit

Of my baptismal grace

And with my faith and spirit

The Savior’s cross embrace,

How great would be my blame

Should I abide in evil

And not renounce the devil

In Christ my Savior’s name.